Je t'en remets au vent

Je t'en remets au vent
D'avoir voulu vivre avec moi
T'as gâché deux ans de ta vie
Deux ans suspendus à ta croix
A veiller sur mes insomnies
Pourtant toi tu as tout donné
Et tout le meilleur de toi même
A moi qui ait tout su garder
Toujours replié sur moi-même

Mon pauvre amour,
Sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour,
Je t'en remets au vent

Toi tu essayais de comprendre
Ce que mes chansons voulais dire
Agenouillée dans l'existence
Tu m'encourageais à écrire
Mais moi je restais hermétique
Indifférent à tes envies
A mettre sa vie en musique
On en oublie parfois de vivre

Mon pauvre amour,
Sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour,
Je t'en remets au vent

Tout est de ma faute en ce jour
Et je reconnais mes erreurs
Indifférent à tant d'amour
J'accuse mes imbuvables humeurs
Mais toi ne te retourne pas
Va voir sur ton nouveau chemin
Je n'ai jamais aimé que moi
Et je reste sans lendemain

Mon pauvre amour,
Sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour,
Je t'en remets au vent

Paroles et musique : Hubert-Félix Thiéfaine
Ecrit et composé en 1966

# Posté le dimanche 28 septembre 2008 13:33

Les dingues et les paumés

Les dingues et les paumés
Les dingues et les paumés jouent avec leurs manies
Dans leurs chambres blindées leurs fleurs
sont carnivores
Et quand leurs monstres crient trop près de la sortie
Ils accouchent des scorpions et pleurent
des mandragores
Et leurs aéroports se transforment en bunkers
A quatre heures du matin derrière un téléphone
Quand leurs voix qui s'appellent se changent en revolvers
Et s'invitent à calter en se gueulant come on

Les dingues et les paumés se cherchent sous la pluie
Et se font boire le sang de leurs visions perdues
Et dans leurs yeux mescal masquant leur nostalgie
Ils voient se dérouler la fin d'une inconnue
Ils voient des rois fantômes sur des flippers en ruine
Crachant l'amour-folie de leurs nuits métropoles
Ils croient voir venir Dieu ils relisent Hölderlin
Et retombent dans leurs bras glacés de baby-doll

Les dingues et les paumés se traînent chez les Borgia
Suivis d'un vieil écho jouant du rock'n'roll
Puis s'enfoncent comme des rats dans leurs banlieues
by night
Essayant d'accrocher un regard à leur khôl
Et lorsque leurs tumbas jouent à guichet fermé
Ils tournent dans un cachot avec la gueule en moins
Et sont comme les joueurs courant décapités
Ramasser leurs jetons chez les dealers du coin

Les dingues et les paumés s'arrachent leur placenta
Et se greffent un pavé à la place du cerveau
Puis s'offrent des mygales au bout d'un bazooka
En se faisant danser jusqu'au dernier mambo
Ce sont des loups frileux au bras d'une autre mort
Piétinant dans la boue les dernières fleurs du mal
Ils ont cru s'enivrer des chants de Maldoror
Et maintenant ils s'écroulent dans leur ombre animale

Les dingues et les paumés sacrifient don Quichotte
Sur l'autel enfumé de leurs fibres nerveuses
Puis ils disent à leur reine en riant du boycott
La solitude n'est plus une maladie honteuse
Reprends tes walkyries pour tes valseurs maso
Mon cheval écorché m'appelle au fond d'un bar
Et cet ange qui me gueule viens chez moi mon salaud
M'invite à faire danser l'aiguille de mon radar

Paroles : Hubert Félix Thiéfaine
Musique : Claude Mairet

# Posté le dimanche 28 septembre 2008 13:32

HUBERT FéLIX THIéFAINE je l'adore

HUBERT FéLIX THIéFAINE je l'adore
mon premier est né a Dole,jolie cité du jura,au milieu du siécles dernier.mon deuxiéme a écrit trés tot des chansons hors formatqui,longtemps,ont dérouter les marchands de notes.mon troisiéme a commencer par porter cheveu long et moustache a la gauloise avant d'abattre le masque et de jouer plein pot la carte élèctrique.mon quatriéme jure qu'il a tué Dieu en duel,mais potasse régulierement tout ce ki concerne les religions et les mythespour tenter de justifier son forfait.mon cinquiéme traine a ses chaussesdes hordes de fidéles capables de réciter des nuits durant ses textes parfois aussi ésotériques que ceux de la Cabale,alors que mon sixiéme déteste les gourous et leurs disciples.mon septiéme entasse les disques d'or et remplit Bercy comme si ca allait de soi.mon huitiéme et on va s'arreter la,meme si l'animal aime les chiffres et la numérologie,est tricard sur les top médias radiophoniques et télévisuels.mon tout est plus qu'une charadeet s'affiche en lettres capitales:HF comme haute fréquence,HT:comme haute tension,HFT:comme Hubert Félix Thiéfaine,le plus célèbre "inconnu" de la chanson francaise.


Ce qui est dommage c que Thiefaine n'a pas un bon feeling avec les radios et les télé,la plus part des décideurs répetent les meme argument usés "ce type est dangeureux,il a toucher a la drogue et a l'alcool,il raconte des trucs que personne comprend,il est incontrolable" bref ce n'est pas un bon client...
il arrive dans quelques textes de thiefaine ou on peut trouver du noir de chez noir puisser dans la marmitesurréaliste et tricoter avec un humour couleur suie... c'est que plus les textes de thiéfaine se radicalisent plus le nombre de jeune qui s'y retrouve augmente,plus il sont boudés par les radio et les télé... en gros thiéfaine ne doit sa carriére qu'au seul bouche a oreille ce ki plait pluto a son public,fier d'appartenir a la confrérie des admirateurs du "poete" maudit.

# Posté le dimanche 28 septembre 2008 13:29

THIEFAINE

THIEFAINE
Bien que peu présent dans les grands médias, Hubert-Félix Thiéfaine a connu un succès relativement important tout au long de sa carrière : plusieurs de ses disques ont été consacrés disques d'or et ses concerts font régulièrement le plein grâce à la fidélité et l'attachement de son public. Il est marié à Francine Nicolas, qui est également son manager au sein de leur société, Lilith Productions, et avec qui il a eu deux garçons, Hugo et Lucas. Il vit actuellement au centre ville de Dijon.

La famille de Thiéfaine est originaire du village de Sampans, dans le Jura (son oncle y était curé), mais vivait à Dole[1]. Fils d'une famille de six enfants (il fera une chanson pour ses parents intitulée When Maurice meets Alice dans l'album Scandale mélancolique), il passe sa scolarité dans plusieurs établissements de la ville tant publics que privés. Dans le même village vit le futur guitariste Claude Mairet, dont la carrière va être intimement liée à la sienne. Il passe quatre ans au petit séminaire en vue de devenir prêtre, puis s'inscrit à des études de psychologie à Besançon. C'est sur le campus de cette même ville qu'il rencontrera Tony Carbonare, futur collaborateur en tant que musicien, arrangeur et manager.

C'est avec lui qu'il ira à Paris tenter sa chance en 1971. Après des années très difficiles, à la demande de Tony Carbonare, il travaille avec le groupe Machin et réalise son premier album, Tout corps vivant branché sur le secteur étant appelé à s'émouvoir, composé de morceaux écrits dix ans auparavant. De la collaboration avec le groupe Machin et Tony Carbonare naissent au total trois albums dans lesquels les textes de Thiéfaine sont rehaussés par les arrangements baroques de Tony Carbonare. À partir de 1980, Thiéfaine s'oriente vers un style plus rock : citons l'album Soleil cherche futur qui a connu un certain succès avec la chanson "Lorelei sebasto cha" en 1982 et Alambic/Sortie sud, cosigné avec Claude Mairet à l'écriture musicale. En 1988, il rompt avec Claude Mairet et sa maison de disques Sterne, et enregistre deux albums aux Etats-Unis (Chroniques bluesymentales en 1990 et Fragments d'hébétude en 1993). Depuis les albums-miroirs La Tentation du Bonheur (1996) et Le Bonheur de la Tentation (1998), sa musique, volontiers mélancolique, s'ouvre aux nappes de synthétiseurs. En 1998, il remplit la salle de Bercy sans aucun appui des médias. Le concert fera l'objet d'un album et d'un DVD.

Son album Scandale mélancolique, sorti en 2005, porte bien son nom. Il y fait volontiers référence à un passé tantôt heureux, tantôt difficile, à un avenir incertain, ou encore à ses sources d'inspiration (le Jeu de la Folie). Le morceau Télégramme 2003, quant à lui, est un message de soutien à Bertrand Cantat. Sur cet album, Thiéfaine a choisi de collaborer avec de nouveaux musiciens, dont Matthieu Rabaté (batteur) et Philippe Paradis (guitariste), tous deux musiciens de Zazie. Il est l'auteur de tous les textes sauf un (That Angry Man on the Pier), et a laissé le soin à la jeune génération d'auteurs-compositeurs français (au nombre desquels on peut citer Cali ou encore Mickey 3D) de composer les musiques. Un album live (accompagné d'un DVD) enregistré lors du concert au Zénith de Paris le 17 novembre 2006 intitulé Scandale mélancolique tour a été également mis en vente.

Hubert est sollicité en 2007 pour composer des chansons pour le dernier opus blues de Johnny, de même que Paul Personne pour des musiques, le tout n'étant finalement pas retenu. Ce matériel sera la base de l'album Amicalement Blues, enregistré au Studio ICP à Bruxelles, qui sort le 12 novembre 2007.


Sa chanson la plus connue, La fille du coupeur de joints, figurant sur son premier album, traite, sous un aspect festif, de la consommation de cannabis. L'imagerie des « consommateurs de substances illicites » est un des thèmes récurrents de son œuvre, notamment dans Solexine et Ganja.

Parmi ses grands classiques Alligators 427, traitant de la peur de l'énergie nucléaire est surtout une ironique ode à la mort. Notons également Les Dingues et les paumés ou Lorelei Sebasto Cha.

Parmi ses thèmes de prédilection, la folie (Le Jeu de la folie), la critique de la société (Exercice de simple provocation avec 33 fois le mot « coupable ») et, bien entendu la mort (Maison Borniol).

Chanteur-poète écorché vif, évoluant toujours aux marges du langage institué, il tire son inspiration d'écrivains comme Rimbaud, Baudelaire ou Lautréamont qu'il cite dans ses textes. Sa créativité n'a jamais perdu l'humour truculent (Psychanalyse du singe), voire le non-sens (22 Mai) de ses débuts, mais le cynisme (La Terre tremble) et le désespoir (Crépuscule-Transfert) y ont une part plus importante. Il sait célébrer tous les plaisirs (Sentiments numériques revisités): sexe, drogues... et rock'n roll. C'est le maître des ambiances à la fois décadentes (Cabaret Sainte-Lilith) et charmeuses, rejoignant souvent la puissance imaginaire et artistique d'un Manset, d'un Gainsbourg ou d'un Léo Ferré.

La "psychanalyse du singe" ne découle pas réellement d'un humour truculent. Ce que l'on appelle le "singe" est en fait une métaphore pour désigner l'attachement à une drogue créant une dépendance importante. Lire "Le festin nu" de William Burroughs. Le "singe" s'agrippe à votre nuque et ne la lâche plus... La "psychanalyse du singe" est donc un hommage à cet auteur américain de la beat generation, et une descente aux enfers dans le monde halluciné de la drogue. "Psychanalyse du singe" est assez représentative du livre de Burroughs. Hubert-Félix Thiéfaine ne trouve pas uniquement ses influences dans la poésie française, les auteurs de la beat generation forment une part importante de cette "influence".

La plupart de ses textes sont des odes à la vie, ou du moins, à la manière de l'approcher, et à la mort. Entre ces deux extrêmes, on rencontre l'éloge de la folie, de la littérature, de la drogue, et malgré tout, du genre humain... Hubert-Félix Thiéfaine est un auteur interprète incontournable de notre époque. Il a su mettre en musique, seul ou accompagné, ses propres oeuvres, véritables représentations d'une ère déjantée et douloureuse. Hubert-Félix Thiéfaine est, à l'instar d'Arthur Rimbaud, de Carl Gustav Jung ou encore de Léo Ferré, le traducteur impénitent du mal-être profond de notre millénaire. Ses mots durs ou mélancoliques savent percer notre coeur et vagabonder jusqu'à l'âme
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# Posté le dimanche 28 septembre 2008 13:28

ENCORE

ENCORE
Les charognards titubent au-dessus des couveuses
Et croassent de lugubres et funèbres berceuses :
Kill the kid.

Pendant que nos sorcières sanitaires et barbues
Centrifugent nos clones au fond de leurs cornues,
Kill the kid.

Dans les ruines de l'école ou brûle un tableau noir
Une craie s'est brisée en écrivant : espoir.
Kill the kid.

Déjà, les mitrailleuses ont regagné leurs nids.
Seule une mouche bourdonne sur la classe endormie.

Kill the kid... kill the kid.

Les guerriers de l'absurde et de l'enfer affrontent
Les délices de la mort sous le fer de la honte.
Kill the kid.

Beyrouth aéroport ou Mozambique City,
Le sang des tout petits coule aux surprises-parties.
Kill the kid.

Sacrifiez les enfants, fusillez les poètes,
S'il vous faut tout ce sang pour animer vos têtes.
Kill the kid.

S'il vous faut tout ce sang pour jouir à vos fêtes,
Sacrifiez les enfants, fusillez les poètes
Kill the kid... kill the kid... kill the kid.
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# Posté le dimanche 28 septembre 2008 13:26